Steinberg Cubase 6 : Audio et Workflow - L’audio ou le règne des hitpoints

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L'audio ou le règne des hitpoints

Si les aptitudes de Cubase pour le MIDI ne sont donc plus à démontrer, beaucoup lui reprochaient une édition audio un peu lourde lui préférant Protools par exemple. Le moins qu’on puisse dire c’est que Steinberg a vraiment mis le paquet à ce niveau là dans Cubase 6.

Tout commence donc avec les hitpoints, repères dans la version française. Par ce nom est désigné toutes les attaques que peut détecter Cubase dans un fichier audio. La détection est nettement améliorée par rapport à Cubase 5 avec notamment une possibilité d’agir sur le seuil de détection à la manière des logiciels de drum replacement tel Drumagog. Mais c’est surtout dans l’exploitation des résultats de cette détection que Steinberg s’est surpassé. De nombreuses fonctions ont été développées afin de tirer le meilleur parti de ces hitpoints.

La première d’entre elles est la création d’une piste tempo qui suivra au plus près votre fichier audio. Ainsi tous les évènements que vous rajouterez par la suite pourront être quantifiés par rapport à cette piste tempo et donc par rapport à votre fichier audio d’origine. Et comme Cubase est bon dans la détection de tempo, si vous rajoutez un élément audio, il vous détectera son tempo pour ensuite mieux ajuster cet élément au tempo du projet. C’est assez impressionnant en pratique surtout que Steinberg a étendu son partenariat avec Zplane et ce sont donc tous les algorithmes d’Elastik qui servent pour le time-stretching en temps réel !


De la même manière, si vous possédez une partie de batterie en multi-pistes, vous pourrez très bien quantifier les différents éléments par rapport à la grosse caisse (par exemple) plutôt que par rapport à un clic basique et parfaitement en place.

Mais ce n’est pas la seule manière de gérer les batteries multi-pistes avec Cubase et la fonction Slice est sacrément puissante. Imaginez que vous demandiez à Cubase de détecter les hitpoints sur les parties de grosse caisse, caisse claire et overhead (pour avoir la charley). Par la suite il vous suffit de mettre toutes vos pistes (quelque soit le nombre) de batterie sous une piste répertoire et d’activer la fonction d’édition en groupe –une nouveauté excessivement pratique de Cubase 6 : une modification sur une piste du groupe entrainera la même modification sur toutes les pistes du groupe-. C’est là que Cubase 6 fait très fort, le panneau de quantification dévoile une nouvelle fonction, le slice. Bien sûr, les pistes ne vont pas être découpées n’importe comment, et c’est là que les hitpoints jouent leur rôle. Mais pourquoi détecter sur trois pistes ? Parce que vous pouvez ainsi établir des priorités avant le découpage ! Ainsi selon vos desideratas, Cubase découpera en fonction des hitpoints qu’il aura détectés et des priorités que vous aurez données à chaque piste, vous donnant droit à une précision accrue et à l’absence de problème dus à coup de grosse caisse un peu trop à la ramasse ! C’est réellement impressionnant ! Une fois toutes vos pistes découpées (aux mêmes endroits donc), libre à vous de quantifier comme bon vous chante ces différentes « tranches ». Et si des décalages induisent des blancs, pas de soucis, une fonction de fondus-enchainés automatiques les comble.

La dernière utilisation de ses hitpoints concerne la transformation en évènements MIDI. Là aussi Cubase a énormément simplifié le processus. Chaque repère devient une note MIDI dont vous aurez choisi la hauteur au préalable. Le volume de chaque attaque audio sera converti en vélocité MIDI. Vous l’aurez compris, c’est surtout le drum replacement qui est ainsi visé. On convertit la partie de grosse caisse en notes MIDI et on fait jouer ces notes par le sampleur de notre choix. Une nouvelle fois, c’est diablement efficace et honnêtement tout achat d’un plug de drum replacement est pour le coup tout à fait superflu.

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