GarageBand pour iPad : on vous dit tout - Keyboard et Smart Keyboard

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Keyboard et Smart Keyboard


Ces deux modules sont parmi les plus intéressants de GarageBand. Ils vous permettent d’utiliser tout un tas de sons de clavier, piano, piano électrique, orgue, synthés etc. Tous les claviers ont en commun une pédale de sustain (zone à taper sur l’iPad bien sûr).

Pour ce qui est du piano, l’échantillonnage est plutôt convaincant. Et la sensibilité à la vélocité rajoute un sacré plus. Si l’on reste à des années-lumière d’un clavier classique, le plaisir est quand même accru. Les pianos électriques avec leur tremolo et leur chorus sont également assez impressionnants et réalistes. Les orgues sont assez chouettes, l’accès aux tirettes est facile et permet de sculpter assez rapidement un son mais la distorsion est de piètre qualité si on la pousse un peu. C’est d’ailleurs dommage car les distorsions du module d’ampli guitare semblent bien meilleures.

Le choix d’Apple pour les synthés est très intelligent. L’idée n’est absolument pas de faire de la synthèse poussée donc au final dans GarageBand, on a une cinquantaine de sons de synthés classés par genre (basses, lead etc) et issus de synthés célèbres, les icônes sont assez claires, Minimoog, DX7, NordLead etc. Chaque son possède 4 paramètres modifiables. La plupart du temps on trouve la fréquence du filtre et sa résonnance ainsi que le decay et le release de l’enveloppe d’amplitude. Le choix du decay et du release peut paraitre étrange mais se révèle pertinent à l’usage. La bonne idée d’Apple a aussi été de pouvoir faire varier des paramètres en tapant – sur une touche - et glissant. Glisser de manière horizontale fait varier le pitch et glisser de manière verticale fait varier un paramètre qui change selon le preset, la plupart du temps, c’est l’intensité du LFO – un mix de la vitesse et de la profondeur – qui est modifiée. Grosse frustration, si ces glissés sont enregistrés par le séquenceur, ce n’est pas le cas pour les variations des autres paramètres. Il est donc impossible d’enregistrer une montée de filtre par exemple. C’est d’autant plus frustrant que le filtre sonne plutôt très bien. Un arpégiateur compense – un peu – cette frustration. Il est pratique et bien fun à utiliser.

Le module Smart Keyboard reprend les sons de piano et d’orgues en leur faisant jouer des motifs d’accompagnements. 4 motifs par son sont disponibles. L’utilisateur n’a qu’à choisir l’accord souhaité. Malheureusement seuls les accords de quinte sont présents (on trouve juste une quinte diminuée sur la sensible) et comme la tonalité est fixée pour tout le morceau n’espérez pas de gros délire harmonique avec les fonctions Smart.

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